L’indisponibilité du Dollar fait des mécontents
  • February 18, 2025
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L’indisponibilité du Dollar fait des mécontents

Le système bancaire haïtien est souvent pointé du doigt pour son manque de transparence et sa gestion controversée des devises étrangères, en particulier du dollar américain. Dans un pays où une grande partie de l’économie est dollarisée, les clients se retrouvent fréquemment face à un dilemme frustrant : bien qu’ils déposent des dollars sur leurs comptes, ces devises ne sont pas toujours disponibles lors des retraits. Cette situation crée des tensions à plusieurs niveaux et soulève des questions sur la gestion interne des banques, les directives économiques nationales, et le rôle souvent invisible des autorités bancaires.

Le système bancaire en Haïti ressemble à une comédie absurde, où l’on dépose des dollars sans jamais pouvoir les retirer. Les banques semblent jouer à un jeu de cache-cache avec leurs propres clients, tout en pointant du doigt un système opaque qu’elles ne contrôlent soi-disant pas. Que ce soit dans le cadre d’une économie fortement dollarisée, où le dollar est essentiel, les clients se retrouvent prisonniers de la bureaucratie bancaire. Et pourtant, leurs dollars, ils les ont déposés. Où sont-ils passés ? Mystère.

N.E. , une cliente comme beaucoup d’autres, ne sait plus quoi faire. Déposer son argent est devenu une source d’angoisse, car au moment de retirer, la réponse est toujours la même : « Pas de dollars aujourd’hui, désolé. » D’autres, comme M.E, manifestent leur mécontentement de manière verbale à l’intérieur de la banque. Malgré cette colère, certains reconnaissent que les caissiers ne sont pas directement responsables de la situation, comme l’explique une victime :

Mwen fini pa rann mwen kont ke se jis travay yo ba yo fè an yap fè.

La frustration monte, l’insécurité financière grandit, et le client commence à réfléchir à des solutions alternatives. Il planifie comment protéger ses économies d’un système bancaire qui ne tient plus ses promesses. Et les caissiers, eux, sont au milieu de cette tempête. Ils recoivent la colère des clients tout en sachant pertinemment qu’ils ne font que suivre des ordres.

J.J, un caissier, admet à demi-mot son malaise à devoir annoncer aux clients qu’ils ne pourront pas récupérer leur argent. Il sait ce que cela implique. La tension est palpable à chaque interaction. Pour S.D., une autre caissière, rester calme est devenu un exercice quotidien. Les caissiers ne sont pas responsables, ils ne sont que des exécutants dans un théâtre dirigé par une entité invisible. Qui tire les ficelles ? Les autorités bancaires ? Le gouvernement ? Les spéculateurs ? Une chose est sûre, personne n’est prêt à dévoiler cette vérité amère.

Les caisses des banques haïtiennes sont fermées à double tour, pas à cause d’un manque de dollars, mais à cause d’un système où la gestion des devises étrangères est aussi mystérieuse que suspecte. Pendant que le client se bat pour récupérer son dû, le système bancaire continue de fonctionner dans une opacité totale. Ce jeu, où chacun est à la fois perdant et victime, laisse un goût amer, un sentiment d’abandon, où les vérités qui dérangent sont murmurées tout bas, loin des guichets. Ce silence complice doit cesser, car un client qui ne peut retirer son argent est un client trahi (Boolva). Les banques d’Haïti doivent des réponses, et rapidement.

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Stacy L. JEAN

    Redactrice en Chef

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    Josue Estima

    bon bagay!!!!

    March 16, 2025 - 12:24:50 PM
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    L’indisponibilité du Dollar fait des mécontents

    Le système bancaire haïtien est souvent pointé du doigt pour son manque de transparence et sa gestion controversée des devises étrangères, en particulier du dollar américain. Dans un pays où une grande partie de l’économie est dollarisée, les clients se retrouvent fréquemment face à un dilemme frustrant : bien qu’ils déposent des dollars sur leurs comptes, ces devises ne sont pas toujours disponibles lors des retraits. Cette situation crée des tensions à plusieurs niveaux et soulève des questions sur la gestion interne des banques, les directives économiques nationales, et le rôle souvent invisible des autorités bancaires. Le système bancaire en Haïti ressemble à une comédie absurde, où l’on dépose des dollars sans jamais pouvoir les retirer. Les banques semblent jouer à un jeu de cache-cache avec leurs propres clients, tout en pointant du doigt un système opaque qu’elles ne contrôlent soi-disant pas. Que ce soit dans le cadre d’une économie fortement dollarisée, où le dollar est essentiel, les clients se retrouvent prisonniers de la bureaucratie bancaire. Et pourtant, leurs dollars, ils les ont déposés. Où sont-ils passés ? Mystère. N.E. , une cliente comme beaucoup d’autres, ne sait plus quoi faire. Déposer son argent est devenu une source d’angoisse, car au moment de retirer, la réponse est toujours la même : « Pas de dollars aujourd’hui, désolé. » D’autres, comme M.E, manifestent leur mécontentement de manière verbale à l’intérieur de la banque. Malgré cette colère, certains reconnaissent que les caissiers ne sont pas directement responsables de la situation, comme l’explique une victime : Mwen fini pa rann mwen kont ke se jis travay yo ba yo fè an yap fè. La frustration monte, l’insécurité financière grandit, et le client commence à réfléchir à des solutions alternatives. Il planifie comment protéger ses économies d’un système bancaire qui ne tient plus ses promesses. Et les caissiers, eux, sont au milieu de cette tempête. Ils recoivent la colère des clients tout en sachant pertinemment qu’ils ne font que suivre des ordres. J.J, un caissier, admet à demi-mot son malaise à devoir annoncer aux clients qu’ils ne pourront pas récupérer leur argent. Il sait ce que cela implique. La tension est palpable à chaque interaction. Pour S.D., une autre caissière, rester calme est devenu un exercice quotidien. Les caissiers ne sont pas responsables, ils ne sont que des exécutants dans un théâtre dirigé par une entité invisible. Qui tire les ficelles ? Les autorités bancaires ? Le gouvernement ? Les spéculateurs ? Une chose est sûre, personne n’est prêt à dévoiler cette vérité amère. Les caisses des banques haïtiennes sont fermées à double tour, pas à cause d’un manque de dollars, mais à cause d’un système où la gestion des devises étrangères est aussi mystérieuse que suspecte. Pendant que le client se bat pour récupérer son dû, le système bancaire continue de fonctionner dans une opacité totale. Ce jeu, où chacun est à la fois perdant et victime, laisse un goût amer, un sentiment d’abandon, où les vérités qui dérangent sont murmurées tout bas, loin des guichets. Ce silence complice doit cesser, car un client qui ne peut retirer son argent est un client trahi (Boolva). Les banques d’Haïti doivent des réponses, et rapidement.

    Epi D’or : Une Expérience client à revoir

    L’accueil joue un rôle clé dans l’expérience client, encore plus pour les secteurs clés comme la restauration, mais à l’Epi d’Or , il semble y avoir des problèmes. Des remarques sur l’attitude de certains employés montrent qu’un effort est nécessaire pour améliorer ce point important. Epi d’Or : des efforts attendus pour un meilleur accueil Dans la restauration, l’accueil des clients est l’un des premiers éléments qui marquent l’expérience d’achat. Pourtant, à l’Epi d’Or plus particulièrement celui de Delmas 32, l’attitude de certains employés pose problème. Selon de nombreux commentaires, une simple demande d’information peut être mal reçue, au point de créer un malaise pour les clients. Un accueil qui laisse à désirer Les clients s’attendent à être reçus avec courtoisie et professionnalisme, mais il semblerait que ce ne soit pas toujours le cas dans ce fast-food. Entre haussements de ton et réponses sèches, certains employés donnent l’impression de manquer de patience ou de formation. Ce type de comportement peut nuire à l’image de l’enseigne, qui reste pourtant un acteur important dans le secteur de la restauration en Haïti. L’accueil d’un client ne doit pas être pris à la légère. Un client mal reçu, c’est un client qui risque de ne pas revenir. Pire, il pourrait partager son expérience avec d’autres, ce qui pourrait dissuader de potentiels acheteurs. Quelles solutions pour redresser la barre ? Pour éviter que la situation ne s’aggrave, plusieurs pistes d’amélioration peuvent être envisagées. Tout d’abord, une formation dédiée à l’accueil client et à la gestion des situations délicates serait essentielle pour aider le personnel à mieux répondre aux attentes des consommateurs. Ensuite, créer un cadre de travail apaisé permettrait de réduire les risques de comportements négatifs, car des employés stressés ou mal encadrés sont souvent plus susceptibles de mal réagir. Par ailleurs, mettre en place un système de retour client serait un excellent moyen de recueillir les avis des consommateurs et d’identifier rapidement les problèmes afin d’y apporter des solutions. Enfin, renforcer la supervision sur le terrain, grâce à la présence de responsables attentifs, pourrait contribuer à réduire les comportements inappropriés et garantir un meilleur service au quotidien. Une opportunité de faire mieux Ces difficultés représentent une occasion pour Epi d’Or de montrer qu’elle est à l’écoute de ses clients. Une réponse rapide et des mesures concrètes pourraient non seulement améliorer l’expérience client, mais aussi renforcer la réputation de l’enseigne. Il est encore temps de changer les choses et de garantir un accueil chaleureux et professionnel à tous les visiteurs. Parce qu’un client bien reçu devient un client fidèle. Boolva 2025